Je  couche  avec  une  oeuvre  d'art

Je  couche  avec  une  oeuvre  d'art

Présentation de l’ouvrage

Face à un destin funeste, l’adolescent handicapé s’étourdira de vie en donnant le pire et le meilleur de lui-même.
Il fera naître de nouvelles forces et gagnera sa résilience salvatrice en passant progressivement du guerrier rebelle sans foi ni loi au combattant pacifique dans l’amour de l’autre et de lui-même.
Grégory bouscule joyeusement nos malheurs et nos certitudes et il nous emmène (re)découvrir notre précieuse existence humaine à travers notre libre arbitre. Il inspire nos vies trop sérieuses et stimule d’audace notre réalité déchue de sa passion.
Vingt-cinq ans après les tempêtes, l’auteur nous livre le récit palpitant d’une quête tenace vers les chemins de notre oeuvre d’art…

Grégory Dunesme est un touche-à- tout plein de vie qui chemine vers la juste voie de l’être. Journaliste-animateur radio, navigateur en course au large, handi-danseur professionnel, éducateur sportif handisport. Il est aujourd’hui masseur en ayurveda, conférencier et coach personnel.

“Vivre est la chose la plus rare, la plupart des gens se contentent d’exister”
Oscar Wilde

Livre

25€ (dont 5€ de frais d’expédition)

Livre

25€ (dont 5€ de frais d’expédition)

Merci de compléter les champs suivants puis de cliquer sur le bouton “COMMANDER” :

Evénements à venir

Témoignages de lecteurs

  • Je vous le dit tout simplement : je l’ai lu d’un trait tant la lecture est facile et distrayante autant que profonde.
    Ce que j’ai aimé le plus c’est votre sincérité, vos anecdotes de vie et votre humanisme ! 
    L’alternance d’histoires vécues et les enseignements qui en découlent sont particulièrement enrichissants avec un effet “booster” frais et plein d’espoir !
    Il va passer de main en main au sein de ma famille et de mes amis…
    Ah, j’oubliais, mon regard sur le handicap est certainement différend grâce à vous.
    Sylvie
  • J’ai passé un bon moment avec vous et votre vie plus que remplie, de haut et de bas, un battant et quel Don Juan lol !! J’ai beaucoup ri aussi, quel bel humour !! Je vais essayer quelques astuces pour me recentrer et avancer. Bonne continuation et carpe diem.

    Bernard R
  • J’ai dévoré ton livre, je l’ai trouvé très riche, et vraiment bien rédigé.
    Tu as su parfaitement mêler le récit d’une partie de ta vie, avec tes expériences nombreuses et variées (impressionnantes pour certaines et sans filtre pour d’autres: une vraie et authentique mise à nu et de nombreux outils, et précieux conseils en développement personnel.
    Ce mélange est subtil et très bien mené.

    Ema
  • Grégory est un ami, mais surtout un homme au parcours incroyablement semé d’embûches qui auraient stoppé beaucoup d’entre nous…
    Mais son handicap a été pour lui un puissant moteur pour avancer, évoluer, réfléchir, murir et devenir l’homme plus sage qu’il est aujourd’hui à la cinquantaine.
    Il vient de publier un livre qui se lit avec curiosité, pas seulement une biographie voyeuriste, mais aussi une vision et des conseils qui peuvent nous servir à faire comme lui, réfléchir au sens de notre vie et prendre les bonnes directions.
    Le résultat de ce parcours hors-norme conduit aujourd’hui Grégory à vouloir diffuser autour de lui ses connaissances, plus que son expérience, au travers de conférences et séances de coaching.

    Pierre L
  • Une belle tranche de vie racontée avec beaucoup de sincérité et d’authenticité. Votre soif de vivre est intense et communicative

    Florian M
  • Cher Gregory, j’ai lu ton livre avec intérêt !
    Je n’ai pas aimé chaque page…mais je l’ai aimé dans sa globalité, dans sa force, dans cette insolence à vouloir sans cesse te relever…
    Je vous invite à lire son histoire, son parcours, ses écorchures, ses règlements de compte que l’on peut découvrir entre les lignes…et puis toute cette énergie, toute cette CHANCE que finalement -valide ou non valide- beaucoup n’ont pas.
    Toi, tu as su en profiter, t’en sortir et être LIBRE ! La chance ne suffit jamais.
    Si dans le miroir la maladie, les blessures, les cicatrices sont toujours là, la VOLONTÉ permet de voir des étoiles qui scintillent même dans le ciel le plus obscur.
    Enfin, plus que tout, et les dirigeants et managers sauront de quoi il s’agit, donner un sens au quotidien comme au long terme, se fixer un cap, une ligne …en plus de voir ou de décrocher des étoiles, cela permet de voir l’horizon !
    Et ça …ça change tout ! C’est la raison pour laquelle tu cours probablement plus que beaucoup !

    Thierry M / MEDEF

Préface

Longtemps je me suis demandé quand j’allais rencontrer mon autre moi, mon frère spirituel, mon double se reflétant dans les eaux paisibles des lacs himalayens, là où les éléments participent à l’essentiel ? Je l’attendais avec impatience ce clin d’oeil de la vie, comme si d’avoir tant marché dans ma tête ne m’avait apporté, au-delà des magnifiques rencontres, que des éléments de réponse saupoudrés de quelques fragments de vérité, mais pas ceux qui conduisent aux chemins escarpés du territoire des possibles.

Dès les premières lignes de ce document puissant, j’ai rajeuni de quelques dizaines d’années, retrouvant les vents mauvais qui ont balayé nos vies avec leurs lots de souffrances, d’illusions perdues et d’a priori prodigués avec certitude par ceux qui, se croyant détenteurs de la connaissance, noyaient leur ignorance dans des vérités indignes, heureusement contrariées par de fulgurantes embellies effaçant le malheur. J’ai retrouvé au fond de ma mémoire les heures de doute où un rayon de soleil et un sourire avaient valeur d’inaccessibles étoiles perdues dans l’infini du ciel. À chaque phrase, à chaque aventure défiant les lois de l’équilibre, j’ai senti le souffle puissant de celui qui emprunte les chemins escarpés pour devenir non pas un voyageur, mais notre guide.

Je connais la beauté d’un regard volé au détour d’un hasard et les battements de coeur qui s’ensuivent, qui font de nous des êtres de force et d’émotion. Il y a dans tout ce que j’ai cherché pendant ma longue route au travers des mots parfois pudiques, mais terriblement justes de Grégory, le plus précieux des bréviaires, permettant à chacun d’accéder à sa vérité.

Que ce soit dans la houle de l’océan déchaîné luttant contre les colères du vent, où l’on découvre l’homme déterminé affrontant ce qui le dépasse, ou dans ses combats où il remercie la mort de l’avoir épargné, Grégory devient notre capitaine communiant avec les éléments, qui, eux, ne trichent jamais.

Ce qui est magnifique avec ce passeur d’émotions c’est son amour de l’autre, son envie éperdue d’aimer et d’être aimé, car tout le reste n’est qu’illusion. Quand Grégory, après un long apprentissage de l’acceptation de soi, entreprend de nous faire emprunter les méandres de ce qui fait de nous des vivants, le conteur devient maître à penser et les plaies de l’âme se mettent à cicatriser pour nous révéler tels que nous sommes, des créatures de passage qui, au fil des siècles, ont donné du sens à l’humanité.
Chacune de ses réflexions sur nos comportements s’emboîtent tels les éléments moléculaires de la chaîne du vivant, balayant d’un revers d’évidence les angoisses de l’au-delà, pour constituer les seules réponses qui vaillent à notre passage sur terre : l’amour, l’engagement et le respect de l’autre.

Parce que je suis un résilient et que la mort m’a ouvert les yeux sur la majesté du jour naissant, je sais à présent ce que signifie le Si c’est un homme de l’écrivain Primo Lévi, lui qui a survécu à l’inimaginable dans la nuit et le brouillard de la folie humaine.
Je sais à présent qu’il parlait de tous ceux qui affrontent ce qui les dépassent, non pas pour sauver leur propre existence, mais pour nous dire à quel point notre vie a pour ultime finalité l’impérieuse nécessité de transmettre.

Je sais à présent que Grégory est cet homme qui fait la grandeur de l’Homme et que, sans lui, le monde continuerait de croire à la légèreté de l’être, alors que chacune de nos décisions, chacun de nos actes est un morceau du grand univers avec les étoiles comme reflet de nos pensées.

La route de Grégory est encore longue car nous avons encore tant à apprendre de lui qui a fait de notre quotidien un cadeau de la vie.

Patrick Segal
Auteur de L’homme qui marchait dans sa tête

“Le défi le plus difficile à relever est d’être vous-même, dans un monde où
chacun essaie de faire de vous une autre personne”

       Anonyme

Avant propos

Au printemps 2008, je co-présente à Paris une conférence sur l’inclusion du handicap en entreprise pour financer un grand projet de course au large handi-valide.
À l’issue de celle-ci, une éditrice me propose alors de réfléchir à la rédaction d’un livre témoignage où seraient décrits mon vécu, mes douleurs, mes succès, mes rêves et mon regard sur la vie. Soit toutes les expériences intérieures-extérieures qui ont tissé l’homme de maintenant. Circonspect, je laisse infuser sa proposition et, peu à peu, l’idée prend du sens et fait son chemin.

J’attaque une longue dissertation qui va durer près de dix ans. Construite au travers de mon parcours très chaotique d’adolescent et de jeune adulte, chien fou et résilient plein de vie, animé de projets épars et ambitieux. Puis, je poursuis cette rédaction en tirant le portrait de l’homme bouleversé et triste que j’étais devenu, mal-aimé et mal-aimant, aux questionnements réels et métaphysiques.
Apparaît alors l’humain à part entière, celui qui renaît de ses cendres.
L’heureux bonhomme touché par la nature, la grâce, l’amour, la gratitude…

On a tous des rêves de gosse… d’ailleurs, dans ce livre, à la façon d’une fraîche douche d’été, je vais shampouiner nos comportements et récurer nos rêves parfois encrassés pour mieux révéler nos existences. Et vous chère lectrice, cher lecteur, quand vous serez plus grand(e), vous ferez quoi… ?!
La question est simple : que reste-il de cette joie d’enfant ? De celle d’exister tout simplement ? De cet enthousiasme délibéré à inventer, à co-créer, à s’exprimer en rires ou en pleurs ?
Moi je voulais devenir un super chirurgien, un néo-biologiste des sciences naturelles, un champion de triathlon, un navigateur conquérant les océans ou un architecte génial. Je rêvais d’une amoureuse aussi.
Et puis… que voulez-vous, la vie fait ce qu’elle veut !
J’ai approché les super chirurgiens, certes, mais j’étais leur patient !
Je me suis construit un corps d’athlète et un petit palmarès de champion, mais point de triathlon.
J’ai navigué plusieurs mois sur un voilier de course, mais l’exigence de la vie en mer est une adversité quasi permanente qui s’accorde mal avec une paraplégie complète.
Et puis, fier de moi, j’ai fait tous les plans des travaux d’aménagement de mon dernier appartement ainsi que ceux de mon génial fourgon Volkswagen entièrement repensé en camping-car. Mais, je vous le concède, ça n’a pas la majesté des architectures new-yorkaise ou du Taj Mahal indien.
Quant à mes amoureuses, j’ai eu le plaisir qu’elles soient fort nombreuses mais, hélas, bien souvent éphémères…
Bref, on fait ce qu’on peut et je dirais qu’on le savoure comme on peut !

Voulez-vous réfléchir un instant à la question suivante : la vie n’est-elle pas un miracle merveilleux ? Certainement trop rarement… au goût et au regard de la majorité d’entre nous ! Et c’est presque normal compte tenu de nos attentes et de nos éducations.
On ne nous a pas appris à considérer cette vie comme un cadeau ; alors on la perçoit comme un dû et on ne comprend pas qu’elle soit un éternel et parfois rébarbatif devoir scolaire… !

On se pose donc toutes sortes de questions existentielles, telles que : pourquoi subir toutes ces difficultés, pourquoi en baver à ce point et pourquoi moi… ?!
Allez donc chercher du côté de la loi de Murphy dite « loi de l’emmerdement maximum » (pardonnez-moi cette espièglerie, c’est une boutade évidemment). Sans forcément obtenir des réponses claires, il semble fondamental de se mettre en quête de leurs échos éclaircissant notre chemin. Car la résilience intègre une certaine compréhension du chaos qu’on va intelligemment laisser derrière soi.
« No pain no gain », traduisez : « On n’a rien sans rien » ou « sans efforts, il n’y a pas de résultats ».
Mais de quelle manière mettre en pratique cette petite sommation, sans devenir un bourreau de travail, un excessif prêt à tout pour transcender sa réalité et réaliser ses rêves ?

Il semblerait que le cheminement vers l’amour soit semé de mines antipersonnel. L’amour étant ici la pleine conscience de soi, la gratitude de notre existence sacrée, la réalisation et le dépassement de soi.
En effet, nous nous laissons facilement encercler par nos peurs, limiter par notre zone de confort, nos jugements et nos propres résistances. Étant donné que l’homme est paresseux par nature, il est finalement plus confortable de laisser filer, sans se poser trop de questions, plutôt que d’engager une vraie dynamique de changement.
À notre corps défendant, il faut dire que les influences de la société, des autres ou le plus souvent de notre mental égoïque, ont dénaturé nos choix.
Ainsi, la plupart d’entre nous négocient un semblant de dignité avec soi, en s’adaptant pour vivre le « moins pire », et pointer d’un doigt passionné et toutefois incertain, le meilleur.
À quelques exceptions, nous en sommes tous rendus à peu près là…
Si nous souhaitons vivre les belles choses dont on a rêvé, si nous voulons nous réaliser et vibrer à long terme, alors il sera nécessaire de changer de rapport de boîte et de monter dans les tours… Il faudra revoir nos écrasantes habitudes et les transformer afin de sortir d’une ornière chaotique. Bref, il va falloir oser changer de cap !

En écrivant ce livre, je me suis questionné sur mon rôle dans la société humaine. Sur ce que je pouvais réaliser ou diffuser pour l’autre autant que pour moi-même. Sur l’intérêt et la pertinence de divulguer des pans entiers de ma vie.
J’ai finalement souhaité laisser une trace de mon parcours, de mes expériences et de mes outils pour trois raisons.
La première : mettre de la lumière sur l’espoir. Accompagner avec bienveillance et compassion celles et ceux qui luttent contre des éléments dramatiques – ou considérés comme tels – qui brident leur vie et bien souvent celle de leurs proches.
La seconde : augmenter la conscience de la vie qui coule en soi, envers et contre tout. Notre prodigieuse conscience ignorée, engourdie et manipulée par la société-business. Au point de nous éloigner de nous-même et de suivre, hagards, les chemins de la bergerie !
La troisième : apprendre à lâcher notre mental pour rejoindre notre corps. Vous savez, ce véhicule pour cerveau qu’on néglige tant. Il est pourtant un trésor d’enseignements.

Bien entendu, vous avez un corps et une conscience intime de votre vie, avec vos talents, vos spécificités et vos problématiques sans liens directs avec la mienne.
Cependant, je pense qu’il existe une similarité à nos vies. Des liens communs à nous tous, des fondamentaux qui peuvent faire évoluer et transcender une existence apparemment brisée par un traumatisme, une différence, un handicap psychologique, physique ou moteur, visible ou non-visible. En effet, nos besoins vitaux sont identiques, qui que nous soyons. Et les lois qui régissent nos existences par le biais des énergies universelles nous sont, de ce fait, communes.
À travers ce livre, je zoomerai sur le bon grain à moudre, pour insuffler à certain(e)s d’entre vous encore plus de courage et d’audace, afin de réaliser l’action supplémentaire vers l’épanouissement de votre être. Vers votre dépassement… pour vous sentir vraiment fort(e) et vous-même.
Vous le savez bien, déjà, c’est vous seul(e) qui pouvez décider de ce qui vous arrive : « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme »*. Le challenge est musclé, mais notre présence sur cette terre le mérite amplement.

À présent, je vais vous conter l’histoire d’un jeune homme victime d’un dommage médullaire irréversible. Sa personnalité – forgée par les affres de la vie – est devenue impétueuse et insolente, provocante et aventureuse. Un peu comme une mer grossit et s’agite d’une météo dépressionnaire associée à un gros coefficient de marée.
Quant à sa conduite sociale et relationnelle… c’est la fuite en avant téméraire et intrépide d’un anticonformiste, d’un rebelle, d’une tête brûlée.
Le tableau n’est pas enviable, mais il est ainsi. Fantaisiste, inégal et déroutant.

Ce qui est intéressant c’est d’observer comment ce jeune homme va appréhender son tempérament et transcender ses problématiques d’intégration sociale qui ne vont pas le lâcher… Comment il va bousculer les évidences et « courir en fauteuil » pour attraper le train de la vie, puis de quelle façon il va s’en libérer et triompher d’elles, pour devenir, étape après étape, un homme plus heureux, conscient, satisfait, authentique et équilibré, bien qu’évoluant toujours dans sa marginalité.
C’était un aparté à la troisième personne, une pirouette pour prendre de la hauteur et signifier que certaines pages de ma vie ont été assurément tournées. Non sans mal et non sans maux.

Êtes-vous prêt(e) à ce que nous cheminions ensemble – à votre rythme, sans se faire violence et dans le respect de votre challenge personnel – à travers les prochains chapitres de ce livre ?
Mon projet, ici, est de générer de joyeuses étincelles qui jailliront en vous prochainement.

J’attire votre attention sur les principaux chapitres autobiographiques du livre qui alternent avec des sous-chapitres écrits en bleu. Ceux-ci représentent des réflexions, des propositions et des exercices spirituels et métaphysiques très personnels, que je vous propose pour fleurir votre chemin et votre authenticité. Pour être et permettre, pour lâcher prise, pour s’aimer, pour pardonner et progresser dans votre expérience de vie.

Cher(e) lecteur-lectrice, bâtissons le bonheur de demain en savourant attentivement celui du moment présent…

*Extrait de Invictus de William Ernest Henley, poème préféré de Nelson Mandela.